Menu

Sustanon 250 steroid: tutto cio che devi sapere

Sustanon 250: Una panoramica sullo steroide

Cos’e Sustanon 250?

Stratégies marketing dans le domaine de l’escorting : les techniques efficaces pour attirer une clientèle

Que vous exerciez en tant qu’escort-girl indépendante ou entrepreneur autonome, attirer des clients représente une entreprise complexe. Les professionnels qui collaborent avec des agences bénéficient d’un avantage, car ces dernières se chargent de la prospection clientèle, laissant ainsi aux escortes le soin de séduire leurs clients. En revanche, lorsque l’on choisit de voler de ses propres ailes en tant qu’entrepreneur, la clé de la réussite réside souvent dans le marketing.

Le marketing s’avère être l’élément essentiel pour la prospérité de toute entreprise, permettant d’atteindre un large éventail de clients potentiels. Voici donc quelques conseils marketing empruntés aux escortes qui ont su gagner en popularité.

Cultivez votre personnalité

Établir un lien personnel avec vos clients est une priorité. Dans un secteur de l’escorting où la concurrence est intense, c’est votre personnalité qui fidélisera votre clientèle et attirera de nouveaux clients grâce aux recommandations.

Les plateformes en ligne offrent aux visiteurs l’opportunité de mieux vous connaître avant de solliciter vos services. La confiance joue un rôle crucial dans la création de liens durables. Alors que dans de nombreuses industries, la personnalité intervient après l’image de marque de l’entreprise, dans le cas d’un entrepreneur indépendant, c’est l’inverse qui prévaut. Votre identité personnelle prend davantage d’importance car vous incarnez votre propre marque.

Un site web bien conçu représente un atout puissant pour la promotion de votre activité. C’est un espace où les clients potentiels peuvent se rendre pour se faire une idée précise de qui vous êtes et de ce que vous proposez.

Les pages de votre site qui décrivent votre vision, vos services et surtout votre parcours contribueront à établir le type de connexion que recherchent de nombreux clients lorsqu’ils engagent un professionnel.

N’oubliez pas d’optimiser l’affichage de votre site web sur les smartphones et les tablettes, en plus des ordinateurs de bureau. De nombreux clients consultent et réservent des services depuis des appareils mobiles. Si ces derniers ne parviennent pas à percevoir la qualité de votre expertise, ils se tourneront vers d’autres alternatives.

La Puissance de la Vidéo

Aujourd’hui, les vidéos constituent près de trois quarts de l’ensemble du trafic sur Internet. Dans cette optique, votre site web doit impérativement prendre en compte cette tendance.

Qu’il s’agisse de vidéos promotionnelles ou d’aperçus des coulisses de votre activité, intégrez des vidéos pour enrichir votre visibilité. Chaque vidéo devrait refléter vos domaines d’expertise, captivant ainsi l’intérêt des clients potentiels. Les vidéos offrent une perspective plus concrète de ce qu’ils peuvent attendre de vos services.

Bien que les plateformes comme Facebook et Instagram acceptent les vidéos, il convient de noter que sur les réseaux sociaux, la plupart des internautes se limitent souvent aux premières secondes. Assurez-vous donc que les débuts de vos vidéos soient dynamiques, captivant l’attention des spectateurs dès le départ.

Pensez comme vos Clients lors de vos Recherches

Chaque site web doit identifier les mots-clés de recherche primordiaux pour son secteur et les intégrer dans les métadonnées. Mais êtes-vous également en train de travailler sur l’optimisation de votre référencement naturel ?

L’optimisation des moteurs de recherche prend en compte les termes que les utilisateurs emploient pour vous trouver en ligne. Ceci est d’autant plus crucial dans le domaine de l’escorting, où les noms de villes et de quartiers accompagnent souvent les mots-clés recherchés.

Explorez les moteurs de recherche et utilisez les termes les plus pertinents pour votre industrie, ceci constitue l’un des piliers de votre réussite. Par exemple, si votre mot-clé est « escort Paris », repérez les sites qui apparaissent en tête de résultats. Ils représentent vos principaux concurrents dans la bataille du référencement.

Faire appel à un expert en référencement pour optimiser votre SEO et veiller à ce que vous utilisiez les mêmes termes que vos clients est une étape essentielle. Assurez-vous que votre site web soit à la hauteur de la concurrence tout en se distinguant.

Votre talent est incontestable, il ne vous reste qu’à vous assurer que les clients puissent vous trouver.

Annonces Engageantes

    Pour attirer des clients, une escorte affiche des annonces sur divers sites web. De nombreux sites d’annonces existent, attirant des millions de visiteurs potentiels. En tant qu’entrepreneur, vous devez également investir dans la publicité en ligne. Évitez tout ce qui pourrait ternir votre image aux yeux des clients. Privilégiez toujours la narration et mettez en avant les transformations possibles grâce à vos services, en fixant des objectifs clairs et réalistes, évitant ainsi des attentes excessives.

    Exploitez les Réseaux Sociaux

    Près de 80 % de la population mondiale est présente sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram ou Twitter. Ces plateformes vous offrent une opportunité de toucher des millions de personnes intéressées par vos services. Vous pouvez créer un profil pour votre activité et inviter d’autres utilisateurs à suivre votre page. En investissant du temps et de l’énergie, vous constaterez progressivement une croissance de vos abonnés et recevrez des demandes de clients potentiels.

    Les médias sociaux constituent des outils puissants pour votre marketing, à condition d’adopter une approche réfléchie. Pensez au contenu qui captivera votre public cible et à la meilleure manière de le présenter. La publication d’informations pertinentes et de photos peut s’avérer très efficace, particulièrement si elles renvoient vers votre blog.

    Créez un Blog

    En complément de votre site web, un blog peut être un outil marketing puissant. Il vous permet de partager vos idées et de donner aux clients potentiels un aperçu de votre personnalité et de vos méthodes. De plus, si vous parvenez à publier du contenu sur un blog influent suivi par votre public cible, cela peut rapidement générer du trafic vers votre site.

    Si l’écriture n’est pas votre point fort, vous pouvez envisager d’engager un rédacteur pour prendre en charge cette tâche.

    Conclusion : Présentez vos Services comme un Professionnel Haut de Gamme

    Les options pour promouvoir vos services sont multiples. Les réseaux sociaux, les communautés en ligne et les blogs d’entreprise constituent les fondations du marketing moderne. En utilisant ces plateformes de manière stratégique, vous resterez pertinent et renforcerez votre position sur le marché. La liste des outils pour attirer vos clients est vaste et dépend avant tout de la nature de votre clientèle cible.

    Des tips précieux d’une escort-girl de luxe qui vous serviront

    Les Parallèles Entre l’Industrie de l’Escorting de Luxe et les Professionnels de la Vente…

    Lien Inattendu : Marketing !

    Le secteur de l’escorting de luxe connaît une croissance exponentielle, générant des dizaines de milliards de dollars chaque année. Avec l’avènement d’Internet, sa popularité s’est encore accrue, poussant les services d’escorting à adopter des stratégies numériques pour étendre leur portée et saisir de nouvelles opportunités. Dans un contexte de concurrence féroce, émerger devant votre public cible est un défi plus ardu que jamais.

    Tout comme dans le monde des PME, le marketing en ligne des professionnelles de l’escorting de luxe garantit une notoriété accrue de la marque et des taux de conversion améliorés. Ces professionnelles utilisent des techniques de marketing digital uniques pour se démarquer sur tous les canaux médiatiques. En outre, une stratégie marketing bien élaborée peut propulser votre carrière en avant, car être visible conduit à être découvert.

    L’Industrie de l’Escorting de Luxe en Pleine Ébullition !

    Au cours de la dernière décennie, la « plus ancienne profession du monde » a subi une transformation considérable dans ses méthodes de prospection, de promotion et de prestation de services, d’une manière sans précédent. Passant d’une activité risquée limitée à des lieux peu recommandables, elle a embrassé la voie du numérique, ouvrant de nouvelles perspectives lucratives.

    Parmi les acteurs majeurs touchés par cette transition vers le numérique, on trouve les agents qui, dans la littérature, étaient traditionnellement présentés sous la forme de proxénètes. Les « escort girls 2.0 » ont supprimé ces intermédiaires pour gérer directement et de manière autonome leurs activités depuis le confort de leur domicile, grâce à des plateformes comme Tescort.com. Selon certaines études, 90 % des professionnelles de ce secteur trouvent désormais leurs clients en ligne.

    Ces escort girls 2.0 ont développé un éventail de compétences bien au-delà de leurs prestations intimes, comprenant la création de sites web, la rédaction d’articles de blog, la production de vidéos avec des astuces et conseils, le développement de sous-catégories de services (comme la diffusion en direct), ainsi que des connaissances en programmation, en réseaux sociaux, en communication et en référencement.

    Des recherches ont été menées sur les plateformes en ligne qui facilitent la visibilité des escort girls et les répercussions potentielles sur leur marketing. Par exemple, l’étude « The Changing Face of Sex Work » menée par Scott Cunninghan et Todd Kendalli pour le Journal of Urban Economics révèle que la croissance du marché global est largement portée par les escortes qui utilisent Internet, plutôt que par les méthodes traditionnelles de prospection.

    Suivant cette évolution numérique, les clients ont également changé leurs habitudes pour s’aligner sur cette tendance en ligne. Comme pour tout entrepreneur, le type de clientèle varie en fonction du professionnel. Dans le cas des escortes de luxe, un filtrage minutieux est effectué par la professionnelle avant toute rencontre avec un client potentiel.

    Sans préjuger de la moralité de l’activité, il est indéniable que l’industrie de l’escorting s’adapte aux changements, affine ses services et continue de se réinventer à travers le marketing.

    Enseignements Marketing d’une Professionnelle de l’Escorting : Attirer et Conquérir sa Clientèle

    Dans tous les secteurs d’activité, un des principaux impératifs pour atteindre le succès et maintenir une croissance constante consiste à fidéliser sa clientèle.

    En effet, il ne suffit pas seulement d’acquérir des clients ; il est essentiel de démontrer que la qualité de votre service surpasse celle de vos concurrents.

    Dans son ouvrage intitulé « Charmer le Client », Vanessa Oliveira, autrefois call girl et aujourd’hui entrepreneuse, puise dans ses expériences passées pour analyser les axes essentiels sur lesquels se focaliser au sein d’une entreprise. Au-delà de l’importance de la fidélisation, elle met en avant l’importance d’offrir une valeur ajoutée à la clientèle et de se démarquer dans les efforts de promotion.

    Des concepts tels que la compréhension des désirs et des besoins des clients, l’écoute attentive et la différentiation trouvent des illustrations dans l’activité professionnelle de Vanessa, présentées de manière didactique et captivante. Son livre gagne en intérêt ne serait-ce que pour son exercice interdisciplinaire qui réunit deux domaines professionnels a priori distincts.

    L’Art du Marketing en Action Le principe central d’une stratégie marketing réussie repose sur l’innovation, qui elle-même découle de la créativité.

    Dès ses débuts dans l’industrie de l’escorting, Vanessa a appliqué des méthodes semblables à celles d’un entrepreneur. Elle a procédé à une analyse minutieuse du marché. Dans sa ville, le tarif moyen des services était de 50 $. C’est alors qu’elle a développé des approches innovantes pour maximiser ses gains, en créant notamment deux autres personnages pour diversifier son offre. Ainsi, elle a introduit un « nouveau produit » sur le marché : Marise, une étudiante universitaire rousse, séduisante et raffinée, facturée à 250 $. Cette stratégie s’est avérée un succès retentissant. Alors que d’autres concurrentes misaient sur la quantité, Vanessa travaillait moins et générait davantage de revenus. C’est ainsi qu’elle a pris la décision de diversifier davantage son « portfolio » en introduisant d’autres personnages tels qu’Ana, pour ceux qui appréciaient les accessoires, ou Mari, pour les amateurs de latex. À un moment donné, Vanessa avait même cinq téléphones portables, chacun associé à un personnage différent. Cette approche lui a permis d’atteindre divers segments de la clientèle. Notons que les services fournis étaient sensiblement les mêmes, seule la stratégie marketing différait.

    Fidélisation de la Clientèle

    La fidélisation des clients constitue un élément clé de la réussite de Vanessa. Elle et un groupe de collègues entretenaient une base de données clients.

    « J’ai commencé à analyser mes clients », se souvient-elle. « Je connaissais leurs noms et j’ai créé un registre avec le nom du client, la date du service, le lieu, le montant et la source de recommandation, que ce soit via une annonce dans un journal ou une recommandation personnelle, etc. ». Cette démarche lui a permis de déterminer quelle source publicitaire était la plus rentable. En conséquence, elle a pu affiner ses investissements dans la promotion en ciblant avec plus de précision.

    Les adolescentes en situation de vulnérabilité considèrent la prostitution comme une opportunité de progression sociale.

    L’exploitation sexuelle des mineur.e.s à Valenciennes demeure une problématique difficile à quantifier précisément. Malheureusement, nos sollicitations auprès du Parquet de Valenciennes sont restées sans réponse. De manière générale, il est estimé que près de 10 000 jeunes en France sont malheureusement touchés par ce fléau, ce chiffre ayant augmenté de 70 % au cours des cinq dernières années. Cette hausse peut être due à une augmentation du phénomène lui-même, à une meilleure détection, voire les deux à la fois. Rien qu’en 2021, dans le département du Nord, 150 cas de prostitution impliquant des mineur.e.s ont été recensés. Néanmoins, il est probable que ce chiffre sous-estime la réalité. Parmi les zones les plus touchées dans le Nord figurent la métropole lilloise, Dunkerque, Valenciennes et Maubeuge.

    Il est important de noter que 70 % des mineur.e.s prostitué.e.s dans cette région ont entre 15 et 17 ans.

    Ce phénomène, parfois qualifié de « proxénétisme de cité », implique souvent de jeunes filles provenant de milieux défavorisés. Ces adolescentes vulnérables présentent fréquemment des lacunes affectives ou éducatives, qui résultent en des ruptures familiales, des fugues, des placements en foyer, ainsi qu’une déscolarisation. Ces facteurs contribuent à une faible estime de soi, une crédulité excessive et une propension aux comportements à risque. Alarmant également, 42 % de ces jeunes filles déclarent avoir été victimes de violences familiales ou sexuelles non signalées pendant leur enfance. De plus, 73 % d’entre elles sont en situation de sans-abri. Dans la plupart des cas, soit 60 %, ces adolescentes prostituées sont prises en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Cependant, malgré ces chiffres, l’association SOS Village d’enfants, à laquelle sont rattachées plusieurs structures valenciennoises, soutient que la prostitution chez les jeunes filles de l’ASE n’est pas un phénomène répandu dans l’ensemble de l’association en France.

    Les conditions sont ainsi réunies pour que les proxénètes ciblent ces adolescentes vulnérables et en fassent leurs victimes.

    Ils opèrent souvent de manière insidieuse, se montrant moins directs qu’auparavant. De nos jours, la prostitution est moins imposée par la force physique. Elle peut même être acceptée par les victimes, piégées par des individus mi-petit ami, mi-proxénète, connus sous le nom de « lover boy ». Ces individus exploitent leur influence pour contraindre ces adolescentes à fournir des « services » afin de rembourser des dettes. Ces exploiteurs peuvent gagner jusqu’à 1 500 euros par jour. Souvent, ils ont déjà un historique de délinquance. De plus en plus de jeunes délinquants abandonnent le trafic de drogue au profit de la prostitution, perçue comme plus lucrative et moins risquée. Dans 77 % des cas, les proxénètes ont des liens proches avec leurs victimes. Par ailleurs, certaines jeunes prostituées agissent comme des entrepreneuses, attirées par la perspective de gains financiers faciles et d’une ascension sociale.

    Il est inquiétant de constater que la prostitution devient banalisée voire valorisée, particulièrement par le biais des réseaux sociaux.

    Certaines adolescentes considèrent cette activité comme un moyen d’accéder à des biens de luxe, qu’elles mettent en avant sur les plateformes en ligne. Cette motivation est particulièrement forte chez les jeunes issues de milieux défavorisés, cherchant à trouver une forme de revanche sociale dans leur situation. Pour y parvenir, elles minimisent les implications des relations sexuelles et préfèrent souvent s’identifier en tant qu' »escorts » plutôt que prostituées. Cette normalisation est renforcée par des modèles médiatiques des dernières années, tels que les Kardashian, Zahia, Nabila et d’autres influenceuses, qui ont utilisé leur apparence physique pour atteindre la richesse et la célébrité. Cette tendance a conduit à ce que près de la moitié des mineurs considèrent certains aspects positifs à la prostitution, avec l’autonomie financière en tête, et expriment le désir de continuer. Cependant, il est important de rappeler que cette perspective est largement illusoire. Les victimes sont souvent dans le déni ou sous l’emprise de leurs exploiteurs, voire les deux. Elles dissocient l’acte sexuel de leurs propres émotions, ce qui a des conséquences profondes sur leurs relations futures et leur bien-être.

    Face à cette réalité, les parents sont confrontés à la honte de leurs filles et à leur propre désespoir.

    Camille Blairon, avocate au barreau de Valenciennes, a été administratrice ad hoc pour le Département pendant huit ans. Elle représente les victimes mineures lorsque leurs parents ne sont pas en mesure de le faire. Son expérience l’a amenée à côtoyer de près les jeunes errantes, leur honte indicible et le défi de mettre des mots sur leur souffrance. Elle a également été en contact avec le désespoir des parents, accablés par le sentiment d’échec. Elle est également avocate référente de l’association nationale « Équipe d’action contre le proxénétisme », qui protège les victimes et les accompagne dans leur processus de guérison. Camille Blairon gère régulièrement des affaires similaires à travers la France, que ce soit un réseau de proxénétisme chinois à Nantes ou le cas d’une adolescente attirée par de fausses promesses et contrainte à la prostitution via un site d’annonces en ligne.

    Il est essentiel que les parents soient vigilants quant à l’utilisation des réseaux sociaux par leurs enfants.

    Les jeunes sont souvent vulnérables à des individus malveillants qui cherchent à exploiter leur situation. Face à ces défis complexes, il est crucial d’éduquer les adolescents sur les dangers potentiels, de surveiller leurs activités en ligne et d’établir une communication ouverte pour qu’ils se sentent à l’aise de partager leurs préoccupations. La lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs nécessite l’engagement de la société dans son ensemble, avec une attention particulière portée aux besoins des victimes

    Les statistiques troublantes de la prostitution en France

    Une étude inédite révèle que la prostitution engendrerait un fardeau économique et social de 1,6 milliard d’euros en France. Explorez notre infographie pour mieux comprendre cet univers complexe et méconnu.

    La prostitution demeure souvent dans les recoins obscurs de la société. L’association Mouvement du Nid et la société d’ingénierie Psytel, soutenues par la Commission Européenne, ont consacré 18 mois de recherche à la réalisation de l’étude « ProstCost ». Cette analyse inédite évalue pour la première fois le fardeau économique de la prostitution en France, aboutissant à une somme totale de 1,6 milliard d’euros.

    Cette estimation globale englobe les répercussions humaines subies par les victimes du proxénétisme, les dépenses sociales engagées pour leur prise en charge, ainsi que les pertes financières liées à l’évasion fiscale. L’étude s’est nourrie de diverses sources, comprenant les données des services de police, les statistiques des associations de soutien aux personnes prostituées, les enquêtes sociologiques et les avis d’experts.

    L’association justifie l’importance de cette étude en déclarant : « Intégrer une approche économique complémentaire dans la lutte contre le proxénétisme et le système prostitutionnel est essentiel, car cette forme de violence et d’exploitation est motivée avant tout par le gain financier. » Par conséquent, le chiffre d’affaires généré par la prostitution est estimé à 3,2 milliards d’euros en France.

    Cette étude a un objectif clair : « cibler la ‘demande’ à l’origine de l’exploitation et des conséquences sociales », comme indiqué sur le site. En effet, « cette forme de violence et d’exploitation est particulièrement motivée par des gains financiers. » Le chiffre d’affaires généré par la prostitution est évalué à 3,2 milliards d’euros en France.

    Avec de telles données en main, le Mouvement du Nid prévoit d’exercer une pression sur l’Assemblée nationale. Le projet de loi visant à renforcer la lutte contre la prostitution a été réexaminé. Ce texte a subi une vidange substantielle après son passage au Sénat, avec la réintégration du délit de racolage. Il reste à voir si la question de la pénalisation des clients, qui avait été rejetée l’été dernier, sera de nouveau soulevée…

    Le concept du modèle réglementariste repose sur l’idée que la prostitution sera toujours présente et qu’il est préférable de la légaliser pour exercer un meilleur contrôle. Les clients et les personnes prostituées ne font pas l’objet de sanctions, sauf lorsqu’ils enfreignent les règles définies par le cadre réglementaire établi par le pays.

    « Les établissements de prostitution sont sous la supervision de l’État ou des autorités locales », souligne Grégoire Théry, le porte-parole du Mouvement du Nid, une association féministe militant pour l’abolition du « système prostitueur ». « Ce modèle a longtemps été appelé le système français, car au XIXe siècle, la France était l’un des principaux pays européens à adopter cette approche réglementariste. Les maisons closes étaient surveillées par des policiers, tandis que les médecins suivaient les personnes prostituées. L’objectif était de préserver la santé de la société ‘respectable’ et des clients en empêchant la propagation de maladies telles que la syphilis. »

    L’escorting : une perspective marketing émergente dans le domaine de la prostitution

    Pendant les trois dernières années, Laurent Mélito, chercheur affilié à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Marseille, s’est consacré à une étude approfondie de l’escorting, ainsi que des pratiques associées sur le web. Nous nous entretenons avec lui pour découvrir les développements de ses travaux.

    Au sein de l’espace numérique, la prostitution s’est établie de manière significative, avec une variété d’annonces aux nuances diverses, des plateformes « officielles » d’escorting à des forums de clients, en passant par des cartes géolocalisant les lieux et les individus. Cette omniprésence découle de plusieurs facteurs, incluant la mondialisation, la précarisation, l’avènement des téléphones portables, le Web 2.0, les technologies de correspondance instantanée, et le sentiment d’anonymat, de discrétion et de sécurité qui en découle. Ensemble, ces éléments contribuent à l’expansion de ce phénomène.

    Sur les comportements observés :

    « Les outils informatiques semblent conférer aux prestataires un sentiment de maîtrise sur leur activité. Ils peuvent façonner leur site internet, leur page personnelle, et définir leurs limites en termes de pratiques. Avec les échanges d’e-mails ou de messages téléphoniques médiant le lien avec les clients, la phase de recherche et d’accès à l’offre est dissociée de celle de la prestation de service. Cette séparation temporelle renforce le sentiment de sécurité chez la plupart des escorts. »

    Quant à l’ampleur du phénomène :

    « Évaluer l’ampleur exacte du phénomène demeure complexe. On distingue d’une part les sites explicitement dédiés à l’escorting, et d’autre part les plateformes plus généralistes telles que Vivastreet ou Missive qui voient leur nombre croître. De nombreuses personnes publient ou republient quotidiennement des centaines d’annonces sur des sites variés. Il est important de noter que sur Internet, ce ne sont pas tant les individus qui sont dénombrés que les annonces elles-mêmes. »

    Un exemple illustratif est celui de Laurent Mélito, qui a mené une centaine d’entretiens au cours des deux dernières années et a envoyé 11 000 demandes d’entretiens (SMS ou e-mails) dans le cadre de ses recherches. Bien que la majorité des inscrits sur les sites d’escorting ait entre 18 et 30 ans, la plupart des répondants à ses sollicitations ont entre 30 et 50 ans.

    Concernant le profil des personnes étudiées :

    « Certaines individus rapportent une longue expérience dans l’escorting (entre 5 et 10 ans). Pour beaucoup d’entre eux, leur activité est teintée d’un discours professionnel, bien qu’ils cherchent à se distancer de la perception de l’exploitation. D’où l’emploi fréquent du terme ‘occasionnel’, souvent utilisé comme argument marketing. »

    « Des femmes célibataires avec enfants sont également engagées dans cette activité. Elles exercent à temps partiel pour la plupart. L’escorting dépasse la simple complémentarité de revenus. Bien que l’activité soit structurée par des contraintes liées à leur vie familiale et professionnelle officielle, elle n’est pas aléatoire. La précarisation de leur situation socio-professionnelle et/ou affective est souvent à l’origine de leur transition progressive vers cette activité. »

    Dans ces deux groupes, un sentiment de culpabilité transparaît clairement dans le discours. Il est également notable que les individus établissent une distinction entre leur vie sexuelle privée (partenaires, conjoints, etc.) et leur activité professionnelle.

    « Par ailleurs, j’ai rencontré de très jeunes femmes, qui insistent sur le fait que l’escorting fait intrinsèquement partie de leur vie sexuelle. Elles ne voient aucun inconvénient à ce que leur vie sexuelle, conforme à leurs désirs et sources de satisfaction, génère des revenus, voire devienne leur seule source. Certaines considèrent ce mode de vie comme une manière de contester les schémas patriarcaux. »

    Des similitudes, mais pas de généralisation systématique :

    « Les parcours vers l’escorting comportent plusieurs éléments constitutifs : des expériences adolescentes ou infantiles traumatisantes, des viols, et des situations d’inceste, bien que courantes, ne soient pas systématiques. Néanmoins, des coïncidences troublantes se dessinent. Laurent Mélito constate également une transition des individus vers des activités connexes (photos de nu, actrices pornographiques, strip-teaseuses) avant de s’orienter vers l’escorting, formant ainsi des voies potentielles « pouvant » mener à cette activité. »

    De manière générale, l’expérience de l’escorting laisse des séquelles. On observe une « certaine homogénéité dans les effets négatifs subis, mais niés pendant l’exercice de l’activité, notamment sur le plan corporel. »

    « La plupart des individus que j’ai rencontrés avaient vécu un événement initiateur qui les a conduits à accepter de se lancer dans l’escorting : un regard de l’autre, un moment de crise intense, le besoin de partager, ou encore des expériences traumatisantes avec des clients. »

    Avec ou sans implication de proxénètes :

    « La question de la complicité de proxénètes est complexe, car leur rôle reste équivoque. Si Laurent Mélito a rencontré des individus au cours de ses recherches ayant évolué du statut d’escort à celui de « manageuse » d’escorts, la plupart ne semblaient pas être contrôlés. Soit indépendants, soit affiliés à une agence, la majorité avait une expérience étendue et un passé conséquent dans le domaine prostitutionnel. »

    « En ce qui concerne les étrangères, en revanche, le contact se révèle plus méfiant et difficile. Une fois le contact initial établi, elles ne reviennent pas. Caractériser la présence de proxénètes s’avère alors ardu. Cependant, cela ne signifie pas pour autant qu’une telle implication est inexistante. »

    De manière générale, le chercheur souligne l’existence d’une continuité entre la souffrance vécue dans la prostitution de rue et celle de l’escorting. « Les répercussions se rejoignent pour une proportion significative des individus observés. »

    Il est probable que ce phénomène s’amplifie. Bien que la prostitution ait partiellement quitté les trottoirs pour s’installer sur la toile, la souffrance endurée et les comportements des clients demeurent des préoccupations pertinentes. Quelle que soit la forme de commercialisation du corps que l’on souhaite promouvoir, nous affirmons que « la prostitution et ses effets néfastes, y compris la traite des êtres humains à des fins prostitutionnelles, sont incompatibles avec la dignité et la valeur de l’être humain, mettant ainsi en danger le bien-être individuel ».

    Des Conseils Préliminaires Avant de Rencontrer une escort-girl : « Pour un rendez-vous sûr et agréable »

    Avant le rendez-vous

    1. Sélectionner minutieusement le site de réservation en ligne

    Il est primordial de rester vigilant face aux risques potentiels en ligne. Malheureusement, les plateformes offrant des services d’escorting sont parfois sujettes à des arnaques et escroqueries.

    Sur Internet, le choix est vaste, cependant privilégiez des sites réputés qui offrent une moindre probabilité d’expérience négative.

    Cependant, il est essentiel de garder un esprit critique malgré tout.

    1. Examiner attentivement la crédibilité du profil

    Les plateformes spécialisées dans les services d’escorting visent principalement à mettre en relation des annonceurs (c’est-à-dire les personnes offrant leurs services) avec des clients. Le degré de vérification des profils peut varier et parfois s’avérer insuffisant.

    De ce fait, il est préférable de toujours prendre les mesures nécessaires pour confirmer l’authenticité de la personne avec qui vous interagissez.

    À titre d’illustration, il est mentionné sur le site Actu.fr qu’un individu utilisant wannonce.com a été victime d’une tentative d’extorsion. Après une brève conversation sur le site, le client fixe un rendez-vous avec une prétendue escort-girl dans la ville de Cesson (Seine-et-Marne). Cependant, il s’est avéré que cette personne était en réalité un individu avec un passé judiciaire, ce qui a conduit à une situation périlleuse.

    Lors de la rencontre, la personne malveillante tente de dépouiller le client de l’argent destiné au rendez-vous. Heureusement, le client a réussi à s’échapper en prétendant avoir fait erreur. Par la suite, la victime a porté plainte et l’individu mal intentionné a été appréhendé par les autorités.

    Par conséquent, il est fortement recommandé de vérifier l’authenticité des photos, de consulter les avis et les commentaires, et dans la mesure du possible, d’engager une conversation avec la personne proposant les services afin d’éviter toute tromperie.

    Par ailleurs, plusieurs outils tels que Google, Tin Eye et même Yandex existent pour vérifier l’origine d’une image. Si vous désirez approfondir vos connaissances sur la vérification des images en ligne, un article instructif de France24 traite de ce sujet.

    1. Établir un échange préalable avec l’escorte avant de confirmer le rendez-vous

    Outre la nécessité de vérifier les informations fournies dans le profil de l’escorte, il est également conseillé d’avoir une brève conversation avec elle avant de fixer un rendez-vous. Cela permet de s’assurer que vous êtes à l’aise avec cette personne.

    Il est important de souligner que chaque escorte possède sa propre personnalité, et il est possible que certaines d’entre elles ne correspondent pas à vos attentes. Par conséquent, il est pertinent de faire des recherches préalables.

    De plus, n’hésitez pas à exprimer vos désirs et fantasmes non réalisés à l’escorte, si vous en avez. Leur but est de vous satisfaire.

    Cependant, il est bon de noter que les escortes ne sont pas là pour de longues conversations téléphoniques. Du côté du client, l’objectif est simplement de s’assurer que tout est en ordre.

    Pas besoin d’en faire trop, quelques questions bien choisies sont amplement suffisantes !

    1. S’informer sur les tarifs avant le rendez-vous. Éviter toute négociation.

    Il est important de souligner qu’il est fortement déconseillé de procéder à un paiement anticipé en ligne lors de la réservation d’une escorte. Cette pratique présente un risque élevé d’arnaque.

    Le règlement des services s’effectue exclusivement lors du rendez-vous, que ce soit en début ou en fin de séance.

    Avant toute chose, il est crucial de convenir clairement avec la professionnelle du sexe du tarif ainsi que des prestations envisagées. Les escortes ne sont pas des devins et ne peuvent anticiper vos attentes, il est donc primordial de communiquer ouvertement vos souhaits pour le rendez-vous.

    Il est par ailleurs peu recommandé de négocier les tarifs avec une travailleuse du sexe. Il est donc préférable d’éviter cette pratique.

    Cependant, si vous avez déjà rencontré l’escorte auparavant et que vous ressentez une certaine complicité, il est envisageable de glisser une allusion délicate. Par exemple, vous pourriez exprimer que vous appréciez les rencontres mais que le budget est un élément à prendre en considération pour de futures rencontres. Cela devrait être fait avec précaution et respect.

    Si l’escorte ne répond pas favorablement à votre suggestion ou ne souhaite pas discuter du tarif, il est conseillé de ne pas insister.

    1. Opter pour une professionnelle du sexe dans une ville différente si possible

    Les villes de taille moyenne comptent généralement leur lot d’escortes.

    Il est avisé d’éviter de rencontrer une escorte directement dans votre propre ville ou quartier de résidence. Cette précaution vous évitera de rencontrer des connaissances en chemin, comme des collègues de travail, des amis, voire des membres de votre famille.

    Il est préférable de choisir une ville voisine ou une autre zone géographique que vous connaissez un minimum, pour une tranquillité d’esprit optimale.

    En optant pour une localisation différente, vous réduirez également le risque de rencontrer par hasard votre escorte en dehors du contexte prévu. Dans la plupart des cas, un échange de regards ou de salutations peut être inconfortable, tant pour elle que pour vous.

    Il va de soi qu’inviter une escorte chez vous est inapproprié. D’ailleurs, la grande majorité des escortes refuseront cette proposition. Toute tentative en ce sens pourrait être une tentative d’arnaque. Dans tous les cas, si l’anonymat et la discrétion sont importants pour vous, cette option est fortement déconseillée.

    Pendant le rendez-vous avec l’escort

    1. Toujours privilégier la protection lors des rapports

    Si l’idée vous traverse l’esprit de ne pas utiliser de protection lors d’un rapport sexuel avec une escorte, sachez que cette demande sera systématiquement refusée par la professionnelle. De plus, cela augmente les risques de contracter des infections sexuellement transmissibles.

    De plus, il est impératif d’arriver au rendez-vous propre et soigné : une douche, des vêtements propres et une haleine fraîche sont essentiels.

    1. Toujours faire preuve de respect envers votre partenaire

    La politesse est un élément fondamental lors d’un rendez-vous avec une professionnelle du sexe.

    Sauf accord préalable pour un type de rendez-vous spécifique, comme le sadomasochisme ou la domination, il est important de respecter votre escorte. Ne soyez pas intimidé, car il s’agit d’une personne ordinaire qui appréciera votre courtoisie.

    La bienveillance doit guider vos interactions lors de ce rendez-vous.

    1. Éviter de développer des sentiments amoureux envers l’escorte

    Il est impossible d’interdire les sentiments amoureux envers quiconque. Cependant, lorsque vous êtes en relation avec une professionnelle du sexe, cela peut s’avérer risqué.

    Une travailleuse du sexe ne sera jamais une amie proche. Elle protège son anonymat pour des raisons de sécurité, il est donc inutile de demander son vrai nom, car elle ne le dévoilera pas.

    Il est crucial de respecter la vie privée de l’escorte et de ne pas chercher à la traquer sur Internet.

    N’essayez pas de la convaincre de changer de métier ni de lui faire des commentaires désobligeants comme « Pourquoi fais-tu ce travail ? Tu vaux mieux que ça ! ».

    Et si par malheur, vous développez des sentiments amoureux, soyez vigilant avec vos finances, car votre partenaire pourrait en profiter…

    1. Optez toujours pour un règlement en espèces

    Lors du rendez-vous, assurez-vous d’apporter la somme exacte que vous avez préalablement convenue. Cette précaution vous évitera de dépasser le montant établi et vous protégera contre toute éventuelle tentative d’escroquerie.

    Il est impératif de noter que seuls les paiements en espèces seront acceptés.

    Le moment du paiement, avant ou après la prestation, varie en fonction de la travailleuse du sexe… Généralement, un règlement juste avant la prestation est privilégié.

    De plus, évitez de remettre l’argent directement en main propre. Optez plutôt pour un dépôt discret sur une petite table à l’entrée ou sur le lavabo dans la salle de bain. Cette approche est plus élégante.

    1. Envisagez de laisser un pourboire si possible

    L’escorte appréciera toujours un geste de générosité sous forme de pourboire (même modeste) si le rendez-vous s’est bien déroulé.

    Si vous décidez d’offrir un pourboire, veillez à ne pas dépasser le montant que vous aviez initialement convenu au maximum.

    En offrant un pourboire, vous conservez le contrôle et encouragez l’escorte à offrir une expérience de qualité.

    La prostitution chez les mineures, pourquoi ?

    Claude Halmos aborde le sujet délicat de l’exploitation sexuelle des adolescentes, un phénomène troublant touchant potentiellement entre 7 000 et 10 000 jeunes filles âgées de 15 à 17 ans, voire même certaines débutant à l’âge de 14 ans. Cette réalité complexe trouve ses origines dans une combinaison de causes sociologiques et psychologiques qui façonnent le parcours individuel de ces jeunes filles.

    Du point de vue sociologique, plusieurs facteurs convergent. La séduction d’un gain monétaire facile s’inscrit en premier lieu, souvent sans lien direct avec des difficultés financières familiales, car cette réalité touche des adolescentes de divers milieux sociaux. L’existence de réseaux facilitant la transition de l’idée à l’acte et l’omniprésence de la pornographie contribuent également à cette réalité alarmante. Cette dernière perpétue l’idée que la sexualité peut être réduite à des pratiques déshumanisées, dissociées des émotions.

    En ce qui concerne les raisons psychologiques, l’écoute des témoignages de femmes, jeunes ou non, engagées dans la prostitution révèle des schémas profonds. La recherche de l’argent sert souvent de tentative inconsciente pour compenser un sentiment de manque de valeur personnelle. Ces blessures psychologiques trouvent leurs racines dans le passé de chaque individu. Certaines ont été abusées sexuellement dans leur enfance, traitées comme des objets par des adultes. D’autres n’ont jamais ressenti de respect ni à la maison ni ailleurs, laissant un vide dans leur estime de soi.

    Cette perte de valorisation personnelle se traduit tragiquement lorsqu’elles se retrouvent à vendre leur corps, souvent dès un âge où elles devraient construire leur identité sexuelle. À 14 ans, se prostituer, même si cela semble volontaire, implique une perte inconsciente du développement d’un lien délicat entre le corps et les émotions. Les conséquences sont profondément graves, similaires à celles d’un nourrisson subissant des privations alimentaires qui perturbent sa relation avec la nourriture.

    Ces jeunes filles endurent également des traumatismes dus à leurs proxénètes et clients, accentuant leurs souffrances. Il est impératif d’agir de manière préventive, en commençant dès les premières années scolaires pour sensibiliser tous les enfants à ce phénomène. La prévention devient une nécessité incontournable pour éviter de voler à ces jeunes filles la possibilité de construire un avenir émotionnel et sexuel sain et équilibré.

    Étudiantes et travailleuses du sexe : « Les contraintes et les réalités auxquelles nous faisons face ne sont pas négligeables. »

    La vulnérabilité économique, principale cause de l’implication dans la prostitution

    Déborah, une doctorante, gagne l’équivalent d’un SMIC en ayant seulement quatre clients par mois. Bien que la prostitution puisse générer des gains substantiels, elle devient souvent un dernier recours lorsque la situation financière est désespérée. Déborah explique : « J’ai commencé pour payer mon loyer et pour me permettre quelques sorties entre amis, rien de luxueux. Surtout, cela m’a permis de poursuivre mes études sans avoir à m’inquiéter de l’aspect financier. » Sarah partage son expérience : confrontée à une facture d’électricité plus élevée que prévu, elle s’est retrouvée sans ressources en début de mois. Sans les revenus issus de la prostitution, elle aurait eu du mal à se nourrir. « Grâce à ces activités, j’ai pu partir en vacances, me faire plaisir avec de la nourriture et des sorties. » En somme, sa vie ressemblait à celle d’une étudiante lambda.

    Selon Thierry Schaffauser du Strass, la précarité économique est clairement le principal facteur qui pousse certains jeunes à se tourner vers le travail sexuel. Il précise que ce n’est pas simplement le manque d’information sur les réalités de la prostitution qui pousse les jeunes dans cette voie, comme le suggère la loi de 2016 qui encourage la sensibilisation et la prévention auprès des étudiants et des jeunes pour les informer des risques liés à la prostitution. Ce militant associatif explique : « Les jeunes ne sont pas attirés par l’inconnu des pratiques prostitutionnelles, c’est bien souvent la situation précaire qui les pousse à y recourir. »

    Quelles sont les motivations qui poussent certaines personnes à prendre cette décision ?

     Malgré l’existence des aides au logement (APL) et des bourses basées sur des critères sociaux, il semble que ces mesures ne soient pas toujours suffisantes. Sarah explique : « J’ai ressenti le besoin d’un soutien financier de la part de mes parents, ce qui m’a fait défaut. » Sa situation est compréhensible, car son père est décédé et sa mère dispose de revenus très modestes tout en devant subvenir aux besoins de sa sœur. « Au fil du temps, j’ai ressenti une frustration à vivre dans la précarité. J’avais le désir de pouvoir profiter un peu de la vie, de manger convenablement. »

    Conflits familiaux, désaccords sur les choix d’études ou tout simplement des incompatibilités d’opinions, même des parents aisés peuvent refuser d’aider leurs enfants. Cependant, les bourses sont toujours calculées en fonction de leurs revenus, laissant ainsi un certain nombre d’étudiants sans soutien. Emilie raconte son expérience : « J’ai été confrontée à cette situation. Si j’avais reçu la bourse maximale du Crous, je pense que j’aurais pu terminer mes études », explique-t-elle. Malgré des parents gagnant 2 500 euros chacun par mois, Emilie ne peut compter sur leur soutien en raison d’une rupture familiale. Bien qu’elle ait tenté de demander une augmentation de sa bourse auprès du Crous, on lui a indiqué que cela était impossible, à moins qu’elle n’entame des procédures légales contre ses parents pour non-assistance. « Je n’étais pas prête à les poursuivre en justice. Tout ce que je voulais, c’était une aide sociale. »

    Emilie reconnaît qu’elle n’aurait jamais envisagé le travail d’escorte si elle avait pu poursuivre ses études dans de meilleures conditions. « Cependant, ce travail m’a sauvé la vie. Sinon, j’aurais peut-être été sans abri ou prise dans la drogue aujourd’hui… » À présent, ayant dépassé l’âge de 25 ans, elle perçoit le RSA et continue de travailler en tant qu’escort, les revenus lui servant principalement à financer une psychothérapie. « Il est scandaleux que le RSA ne soit pas accessible à tous les jeunes. Souvent, les personnes qui travaillent dans l’industrie du sexe commencent avant 25 ans, car elles n’ont pas accès à l’aide publique. »

    Avant la crise, 19 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté

    La question de l’abaissement de l’âge d’éligibilité au RSA a pris de l’ampleur ces dernières semaines, alors que la précarité étudiante est en hausse. En France, seuls les jeunes actifs âgés de 18 à 25 ans ayant une certaine durée d’activité professionnelle peuvent prétendre au revenu de solidarité active (RSA).

    « Lorsque l’on est jeune et en situation précaire, on n’a souvent pas accumulé cette durée d’activité professionnelle requise. Si vous n’avez ni diplôme, ni emploi, ni soutien familial, et que vous avez moins de 25 ans, vous n’avez droit à rien », a déclaré Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre, lors d’une émission sur Europe 1 le week-end dernier. « Une réforme plus inclusive du système de bourses basées sur des critères sociaux doit être sérieusement envisagée. Actuellement, ce système laisse encore trop de jeunes sur le bord du chemin. L’extension du RSA aux 18-25 ans est également une mesure primordiale », souligne quant à elle la Fage, le principal syndicat étudiant.

    Il est important de rappeler que, selon une étude de l’Inspection générale des affaires sociales datée de 2015, 19 % des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Depuis lors, les associations de lutte contre la précarité signalent une augmentation du nombre de jeunes parmi les bénéficiaires du RSA. Des stages et des premiers emplois introuvables, ainsi que des parents en difficulté accrue, sont parmi les raisons de cette tendance. Pour répondre à cette situation, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le samedi 17 octobre qu’une aide exceptionnelle de 150 euros serait accordée aux étudiants boursiers bénéficiant de l’APL. Cependant, l’Unef, le deuxième syndicat étudiant, regrette que cette aide ne soit finalement destinée qu’aux étudiants boursiers.

    « Malgré tout, j’ai acquis des compétences entrepreneuriales grâce à l’escorting »

    Bien que Déborah aurait sans aucun doute préféré disposer d’un revenu stable plutôt que d’être escort, certaines personnes refusent que la société les perçoive comme des victimes. Sarah, qui rappelons-le, ne rencontre ses clients que virtuellement, affirme : « Je n’ai pas besoin de pitié. En fait, je suis plutôt fière de mon choix », déclare-t-elle. Elle ajoute : « J’avais d’autres options, comme travailler dans un bar en soirée ou livrer des repas pour Deliveroo, mais j’ai choisi cette voie. En réalité, j’aurais simplement souhaité ne pas avoir à travailler en parallèle de mes études. » Une cam girl interviewée affirme même ne pas être en situation de précarité car elle reçoit un soutien financier de ses parents. « Cela constitue un complément de revenu », précise-t-elle, tout en soulignant qu’elle est consciente de sa situation privilégiée.

    Déborah explique même qu’elle a acquis de nombreuses compétences grâce à ce travail. Pour déclarer ses revenus, elle a dû créer une micro-entreprise (en utilisant un objet social fallacieux, couramment utilisé pour ce type d’activité comme coach personnel, masseuse, etc.). Elle décrit : « Pour garantir une clientèle, je dois gérer mes réseaux sociaux sur des plateformes comme OnlyFans, mettre en place une stratégie de communication pour me promouvoir et fixer mes tarifs. » Elle conclut en disant : « Grâce à l’escorting, j’ai développé des compétences entrepreneuriales », avec une pointe de fierté dans sa voix.

    Est-ce que les sacrifices en valent la peine ? C’est une question complexe et nuancée qui ne trouve pas de réponse simple. D’un côté, le revenu qu’elles ont tiré de cette activité leur a permis de subsister et de poursuivre leurs études, mais de l’autre, ce métier exigeant les a enfermées dans la solitude et le secret. Sarah exprime : « Cette activité a occupé une grande partie de ma vie. J’avais des inquiétudes quant à la réaction de mon petit ami, ainsi que des préoccupations concernant ma carrière cinématographique et ma réputation à l’école. » Seule une poignée de personnes est au courant, y compris l’une de ses camarades de classe. Elle explique : « J’ai voulu m’assurer que si la situation venait à être divulguée (car je ne suis pas anonyme lors de mes prestations), j’aurais au moins une amie à mes côtés. » De son côté, Emilie envisage de mettre fin à sa microentreprise dans le futur pour se lancer dans un domaine totalement différent : l’analyse de données génétiques pour les hôpitaux. Cependant, elle admet : « Il n’est pas exclu que je revienne à l’escorting si je me retrouve à nouveau en situation précaire. »

    Étudiantes et travailleuses du sexe : « Si je dois subir l’exploitation dans un emploi précaire, autant gagner davantage »

    Environ 2, 3, voire peut-être 4 %. Les étudiants qui se lancent dans le travail sexuel demeurent difficiles à quantifier, mais ils constituent une réalité. Bien que tous ne choisissent pas cette voie par pur plaisir, nombreux reconnaissent que ces revenus ont constitué une aide essentielle en cas de difficultés financières. Afin de prévenir ces situations, certains plaident en faveur d’une indépendance accrue entre les bourses du Crous et les revenus parentaux.

    « Dès le départ, j’ai débuté pour acquérir une plus grande indépendance financière, pour pouvoir me concentrer sur mes études et améliorer ma qualité de vie. » Déborah (le prénom a été modifié) a obtenu deux diplômes de master et poursuit actuellement un doctorat. Cela fait maintenant dix ans qu’elle exerce comme « étudiante-travailleuse du sexe ». Une alternative aux emplois étudiants traditionnels, qu’elle a également expérimentés : « J’ai été serveuse dans un restaurant au début, mais c’était loin de mon université, et je me sentais constamment épuisée. J’aurais pu continuer, mais j’ai entendu parler de l’escorting… », confie la jeune femme.

    Emilie est également escort girl. Cependant, elle n’a pas réussi à obtenir son diplôme. Après avoir décroché une première fois au lycée, elle a pourtant réussi à reprendre ses études et a atteint la deuxième année de licence en biologie. Mais une fois de plus, elle s’est retrouvée dépassée. Comme début d’activité, elle a également essayé un emploi étudiant classique en tant que vendeuse dans un magasin le samedi. Huit heures de travail en plus des cinq jours de cours à l’université, qui s’étalaient de 9 heures à 17 heures. Bien qu’elle gagnait 300 euros par mois, elle a peu à peu perdu son énergie. « Beaucoup d’étudiants peuvent jongler avec tout cela en ayant beaucoup d’énergie, mais moi j’étais épuisée. » C’est à l’âge de 25 ans qu’Emilie a effectué sa première prestation. « Je voulais absolument poursuivre mes études… » Finalement, l’écart était trop grand. Des problèmes psychologiques se sont enracinés avec le temps, et malgré les difficultés, l’université a refusé d’adapter son emploi du temps. C’est ainsi qu’un deuxième échec s’est ajouté au premier.

    Près de 8 % des étudiants d’une université considèrent l’éventualité

    Combien d’étudiants, à l’instar de Déborah et Emilie, font appel à la prostitution pour subvenir à leurs besoins pendant leurs études ? « Les chiffres largement avancés dans la presse française il y a environ une décennie, évoquant 40 000 étudiants impliqués dans la prostitution, ne sont étayés par aucune étude vérifiable », souligne immédiatement Thierry Schaffauser, coordinateur national du Strass, le syndicat du travail du sexe. Bien que le phénomène soit difficile à évaluer à l’échelle nationale, quelques sondages ont été réalisés dans certaines universités. Lors de l’année académique 2011-2012, à Bordeaux III et à Poitiers, entre 2 % et 3 % des étudiants interrogés ont indiqué avoir été « confrontés à une situation de prostitution étudiante ». Ce chiffre monte à 4 % à l’université Paul-Valéry de Montpellier, selon une enquête menée la même année.

    En 2013, des enquêtes anonymes menées au sein des universités Evry-Val-de-Seine et Paris-Sud-XI (Orsay) ont mis en lumière des résultats intéressants. Parmi les 843 jeunes hommes et femmes ayant participé aux questionnaires, 2,7 % ont admis avoir eu des relations sexuelles en échange d’argent ou de biens, tandis que près de 8 % ont exprimé leur intention de le faire à l’avenir. « La réalité de la prostitution étudiante est indéniable. Il est envisageable que cela puisse représenter une proportion non négligeable en termes absolus », avait commenté la députée Danielle Bousquet, qui présidait alors la mission parlementaire portant sur ce sujet.

    « Mon choix de travail favori jusqu’à présent »

    Une proportion de chiffres qui suscite l’attention, voire provoque la surprise. Et ces données ne prennent pas en compte ceux et celles qui optent pour Internet plutôt que des interactions physiques. Sarah (le prénom a été modifié) est l’une de ces cam girls dont le nombre a connu une croissance exponentielle ces dernières années grâce à l’émergence de plateformes spécialisées. Elle réalise des « lives » plusieurs fois par mois pour satisfaire sa clientèle à l’autre bout de l’écran.

    Cette étudiante en cinéma génère un revenu mensuel allant de 300 à 1 100 euros en tant que travailleuse du sexe. Certains mois sont plus compliqués, en raison du manque de temps qu’elle privilégie pour ses études. « Les sessions en direct peuvent durer jusqu’à trois heures, et cela peut être mentalement épuisant. Les clients ont souvent beaucoup de demandes sans finir par acheter quoi que ce soit. Malgré tout, parmi tous les petits emplois que j’ai eus, c’est celui que j’ai préféré », explique cette cam girl. « Parfois, je prends même du plaisir. Pour être honnête, je ne pourrais pas continuer si ce n’était pas le cas. »

    Déborah, qui travaille comme prostituée dans le monde physique, admet qu’elle peut parfois ressentir du plaisir, mais elle insiste sur le fait que c’est malgré tout un travail subi. « Certes, ce travail m’a permis de ne plus être aussi épuisée. J’ai enfin pu payer mon loyer dans un quartier calme, mais il est important de rappeler que ce n’est pas un travail comme les autres : il comporte des risques psychologiques absents dans d’autres domaines », témoigne-t-elle. Elle souligne également que l’exploitation du corps est présente partout, que ce soit chez les ouvriers ou les femmes de ménage. « Une option moins défavorable », ajoute Emilie, qui mentionne avoir la chance de pouvoir fixer ses tarifs à 200 euros de l’heure. « Si je dois être exploitée, que ce soit en faisant du travail au noir ou autre chose, autant gagner davantage. Ou autant gagner plus en travaillant moins d’heures. »

    © 2024 PassionFrance – Escortes et Rencontres Libertines

    Nous tenons à préciser que nous sommes exclusivement une plateforme publicitaire et informative. Par conséquent, nous n'entretenons aucun lien ni aucune responsabilité vis-à-vis des sites web ou des individus mentionnés sur notre plateforme. Notre unique activité consiste à proposer des espaces publicitaires, et nous ne sommes en aucun cas une agence d'escorte ni impliqués de quelque manière que ce soit dans des activités liées à l'escorte ou à la prostitution. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu ou aux actions de sites web tiers ou d'individus accessibles via les liens, les coordonnées électroniques ou téléphoniques disponibles sur notre portail.

    Conditions Générales d'Utilisation | Politique de Confidentialité
    DMCA compliant image

    VÉRIFICATION DE L'ÂGE

    Ce site web peut contenir de la nudité et de la sexualité, et est destiné à un public adulte.

    Vous devez avoir 18 ans ou plus pour entrer.

    I'm 18 or older
    Quitter